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L’hôtel particulier d’Albert Noël (1907)

Avenue de Messine

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L’hôtel particulier d’Albert Noël

En 1906, l’éditeur de musique Albert Noël (1855-1940) passa commande à l’architecte Jules Lavirotte (1864-1929) d’un hôtel particulier à l’angle de l’avenue et de la rue de Messine, ainsi que d’un immeuble de rapport mitoyen. L’hôtel particulier d’Albert Noël ne comprenait à l’origine que deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, coiffés d’un toit-terrasse. Lavirotte, maître de l’Art Nouveau, s’associa à Léon Binet (1880-1958), l’un de ses collaborateurs habituels, pour la réalisation du décor sculpté.

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Le rez-de-chaussée de la travée d’angle

Bâti à l’emplacement d’un ancien couvent de Carmélites, l’hôtel particulier d’Albert Noël comprend deux façades rattachées l’une à l’autre par une travée d’angle arrondie. Le rez-de-chaussée, couronné d’un garde-corps en pierre ininterrompu, s’appuie sur un soubassement, dont la hauteur est rattrapée par l’inclinaison de l’avenue de Messine. Une porte piétone s’ouvre à l’angle, sous un oeil-de-boeuf ; elle est flanquée de portes vitrées plus larges et hautes. Ces grandes portes à sturcture métallique, voûtées en plein cintre, sont protégées par une belle ferronnerie et doublées d’une étroite frise végétale, maintenue par des passants de pierre.

La sculpture décorative colonise la façade, s’empare de l’oculus et des consoles, retombent parfois en chutes de feuilles. Ce riche répertoire végétal mêle branches d’églantine et de rosiers, garnies de boutons et de roses écloses, que le sculpteur rassemble en bouquet.

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La première travée de l’hôtel particulier, avenue de Messine

Sur l’avenue de Messine, la travée de gauche, isolée des travées voisines, possède son propre garde-corps. Elle est légèrement bombée et percée, à l’étage, d’une triple baie à remplages verticaux et rayonnants.

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La porte du rez-de-chaussée de la travée de la première travée

Cette travée en ressaut repose sur une corniche à modillons, divisée en son milieu par une agrafe qui embrasse la voussure et la traverse supérieure de la porte centrale. Des consoles latérales retombent et se fondent dans les piédroits de cette porte, qui est flanquée, comme la baie de l’étage, d’étroites ouvertures.

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Le grand balcon de la façade sur l’avenue de Messine

Les fenêtres du second étage sont précédées de balcons finement découpés à garde-corps en ferronnerie, appliqués sur les murs rectilignes et ses parties arrondies. Chaque balcon englobe trois fenêtres ; leur grade-corps à motifs végétaux se prolongent pour former les consoles, qui forment des tiges de rosiers grimpants aux roses épanouies.

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Le balcon tournant de la travée arrondie à l’angle de l’avenue et de la rue de Messine

Les mêmes garde-corps bombés et consoles décoratives singularisent le balcon de la travée d’angle. Ces motifs de rosiers grimpants fleuris complètent les roses sculptées en pierre sur le linteau des fenêtres du second étage.

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Le décor abondant des corniches

Les corniches du rez-de-chaussée et du second étage sont parcourues de tiges grimpantes feuillues et chargées de boutons de fleurs, qui semblent sortir de la pierre, passer d’un modillon à l’autre, parfois s’échapper et avancer sur le mur.

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Le dernier étage de la travée d’angle

Les quatre étages supplémentaires, que les deux propriétaires, Albert Noël et son associé Reverdy, ont souhaité ajouter en 1931, s’adaptent à peine aux fantaisies de Lavirotte, privilégiant plutôt de la sobriété, voire une sévérité assez froide.

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L’architecte et son sculpteur gravent leur nom sur une pierre de taille, au niveau du rez-de-chaussée, du côté de l’avenue de Messine.

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